Le sujet de la femme en Islam a beaucoup interpellé
l’attention des gens que ce soit en Occident ou en Orient. Souvent, motivés par
des stratégies dont le but est à long terme d’affaiblir l’attachement de la
femme à sa religion,
beaucoup de journalistes, politiciens, penseurs, etc.,
tâchent ouvertement à propager nombre d’ambiguïtés et de préjugés autour de la
place qu’occupe la femme en islam.
Ainsi, pour appuyer leurs positions ils se réfèrent à
des concepts (ceux-ci sont forgés en Occident comme conséquence inévitable des
situations avilissantes qui ont bafoué la vie de la femme occidentale) tels que
l’égalité des sexes, l’émancipation de la femme… Concepts, notons-le, qui sont
non seulement le produit de leurs esprits laïcs dénués de toute notion de religion,
mais aussi adoptés en guise de les généraliser à travers le monde musulman notamment
avec la montée d’une mondialisation sourde et aveugle, et, surtout, dont les
auteurs tentent de les substituer aux postulats islamiques de base.
La femme, puisqu’elle est une des plus importantes
composantes de la société, les détracteurs de l’Islam trouvent donc à son sujet
une opportunité de premier choix afin de mettre en œuvre leur machine
propagandiste de la haine anti-islamique.
De ce fait, nombre de principes ou pratiques
islamiques, institués par le Qour’ên et
la Sounna, sont classés à l’avant-garde des thèmes
auxquels ces Occidentaux s’affrontent. Voile (hidjêb), polygamie, héritage,
autant de sujets, contraires à l’esprit de leur civilisation, qu’ils soulèvent
afin de semer le doute et l’amalgame. « Ces gensdu mal ne se sont pas contentés de prôner le
dévoilement (de la femme), mais ils ontrajouté à cela le fait d’avoir attaqué la religion du monothéisme ;
ils ont ainsi commencé à soulever les ambiguïtés, porter atteinte aux hadiths
prophétiques qui ordonnent la pudeur, et interpréter le Livre d’Allâh selon ce
que leurs passions leur dictent afin de pénétrer aux cœurs à travers les
équivoques diaboliques (…) En vérité, il n’en est pas question de liberté ni de
revendication de droits, mais c’en est une demande de passer au-delà des
principes » 1.
Or, la différence toute entière est que l’islam est une
religion céleste révélée par le Seigneur -Exalté soit-Il-, les musulmans (hommes
et femmes) l’ont accepté et agréé autant que système de vie depuis plus de 1443
années, c’en est une voie qui les relie constamment au Créateur et à l’Au-delà ;
notre Prophète nous
a appris de dire au matin co mme au soir et par trois fois : « J’ai agréé Allâh en tant que Seigneur, l’Islam
en tant que religion et Mohammed en tant que Prophète »2.
Tandis que ces modes de vie séculiers nés en Occident
ne sont, encore une fois, que la résultante des efforts intellectuels de
personnes qui ont « divorcé » d’avec
la Foi ! Ce sont des modes
de vie qui conviennent à des gens appartenant au même cercle de pensée, cela
veut dire les non musulmans. Aussi, devant
la Révélation divine la
raison qui tenterait d’annuler les principes islamiques n’a pas de place.
A ce titre, je cite l’illustre écrivain musulman, MostafâSâdiq Ar-Râficî, qu’Allâh lui fasse miséricorde, qui, avec un
style pamphlétaire décrivant la civilisation occidentale, donne des conseils à
la femme orientale en lui rappelant de se cramponner à la guidée de
l’islam : « Ô femme orientale, prends garde ! Toi qui es
l’étoile qui brille depuis
la
Prophétie, que tu n’imites cette bougie qui ne s’est allumée
que tout à l’heure ! Sans aucun doute, la femme orientale est la
continuité des bonnes mœurs de sa vénérable religion révélée pour
l’humain »3.
Les mobiles de ces attaques frénétiques étant dévoilés,
passons maintenant au vif du sujet et répondre à la question Quel est
donc le vrai statut de la femme en islam ?
Pour ce faire, il serait trop intéressant de commencer d’abord
par voir comment est considérée la femme dans cet Occident qui ne se lasse pas
de décrier, de façon pernicieuse, les enseignements de l’Islam. Nous
parviendrons ainsi au moyen de ces comparaisons à conclure où se trouve la
vérité, et, quelle est, donc, la religion qui jouit de la meilleure conduite.
Serait-il, une fois de plus, une occasion de confirmer la parole du Prophète qu’il prononçait souvent à l’ouverture de ses
discours : « Certes,
la
Parole la plus véridique est celle d'Allâh, et la meilleure
conduite est celle de Mohammed »4.
« A l’époque où les hordes isolées se trouvaient
en pleine lutte pour l’existence, le clan devait veiller à se débarrasser de
tout rejeton qui nécessitait de grands soins. Les filles nouveau-nées, en
première ligne, avaient ce caractère d’impedimenta (bagages gênants). On
cherchait donc à s’en débarrasser autant que possible dès leur naissance. On
n’en laissait vivre qu’un petit membre, celles dont on avait absolument besoin
pour la reproduction de l’espèce.
En Grèce, elle était un objet se vendant et s’achetant
dans les marchés et ne disposant d’aucun droit.
Lors de l’Empire romain, l’homme avait tous les droits
sur sa famille. Même celui de vie et de mort sur sa femme et ses enfants, sans
rendre compte à l’Etat (…).
De nos jours, une situation persiste, se maintenant et
s’aggravant toujours davantage : la prostitution.
Chez les premiers Chrétiens, elle était considérée
comme la porte de Satan.
En France, en 586 lors du Concile de Mâcon, on se
demandait si elle était un être humain et possédait une âme. Et si elle en
avait une, était-ce celle d’un animal ou d’un humain ? Ils en conclurent
enfin qu’elle avait une âme d’être humain mais qu’elle avait été créée
uniquement pour servir l’homme.
L’Occident se persuade même que la sorcellerie est
intimement liée à la nature féminine, et que toute femme est une sorcière en
puissance (“ Pour un sorcier, dix mille sorcières… “) »5.
Par ailleurs, qu’en est-il des « brillantes »
formules émancipation de la femme et égalité des sexes par
lesquelles leurs adeptes s’acharnent férocement contre les musulmans ?
« C’est la liberté des désirs bestiaux dont rien n’a pu les (ses
partisans) empêcher d’aller à sa conquête, ni religion, ni caractères et ni
intérêt commun ou personnel, ce qui les a induits dans l’anarchie et a fait
heurter les volontés les unes contre les autres et entraîné les esprits dans la
confusion ; ainsi se sont-ils renversés confus et hésitants dans leur
égarement (…) Car la passion invite celui qui la suit à s’abstenir des œuvres
(religieuses) obligatoires et souhaitables en recherchant le repos, et
préférant la paresse ; comme elle (la passion) l’invite également à
commettre les péchés pour lesquels l’âme dispose de forts penchants (à les
perpétrer). Si l’homme ne les freine pas par la crainte d’Allâh et la peur du
châtiment, il se laissera aller jusqu’au point de tomber dans la transgression.
Ainsi il n’hésitera pas face à l’interdit et ne pratiquera pas d’obligation, et
c’est bien cela la perdition perpétuelle… »6.
De plus, de quoi voudraient-ils « libérer »
la femme musulmane ? Celle-ci n’a pas connu les états de vie désastreux
desquels la femme occidentale ne s’est affranchie qu’après avoir payé trop
cher ! « Cependant cette liberté est-elle vraiment une liberté comme
on l’entend ? Ou ne pourrait-on pas dire que c’est plutôt un
libertinage ? Ne pourrait-on pas non plus remplacer émancipation de la
femme par exploitation de la femme ? Tous ces jolis mots n’ont en effet
pas leur place ici. Ce ne sont que des cache-misère. Certes, il y a eu un
changement dans la vision de la femme, mais ce changement ne s’est pas fait
positivement.
De nos jours, il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que
la femme n’est toujours pas respectée comme il se doit, même s’ils veulent le
faire croire.
Il est vrai qu’elle a acquis une liberté ; mais
c’est une liberté totale, exemptée de principes, de valeurs, de pudeur ou
d’honneur. Elle est passée d’un extrême à un autre, d’une absence de liberté à
une liberté sans limite aux fruits amers.
(…) Depuis cette pseudo-liberté les vices n’ont fait
qu’accroître. La femme n’a jamais connu d’émancipation, mais connaît plutôt une
exploitation par des hommes sansaucun
scrupule profitant d’elle pour arriver à leurs fins… » 7.
Cela dit, il en est ici de réalités que peut observer
toute personne qui voyagerait à l’Occident. Persiste-t-on donc à vouloir
calquer ce mode de vie combien malheureux ? Il y a certes ici un rappel
pour des gens séduits par cette civilisation matérialiste et pragmatique, qui ne
prête aucune importance aux valeurs morales et humaines instaurées par l’Islam.
La position du juste
milieu est dans l’Islam
Tout comme l’homme, la femme est créée pour vouer le
culte de l’unicité à Allâh -Pureté à Lui-. La crainte pieuse [At-Taqwa] en plus
qu’elle est une adoration que l’on doit accomplir, elle est aussi un critère
qui distingue les bonnes personnes des mauvaises. En effet, par des Versets
explicites Allâh en fait mention dans son Livre ((Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés
d'un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux-là a fait
répandre beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allâh au nom duquel vous vous
implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens de sang. Certes
Allâh vous observe parfaitement.)) An-Nisê'
(Les Femmes)/ V. 01 ; et Il dit aussi ((Ô
hommes ! Nous vous avons créé d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons
fait de vous des peuples et des tribus, pour que vous fassiez connaissance
entre vous. En vérité, le plus noble d’entre vous, auprès d’Allâh, est le plus
pieux. Allâh est certes Omniscient et bien Informé)) El Houdjourât
(Les Appartements)/ V. 13.
De même, l’Islam a reconnu à la femme des droits
contribuant à la réalisation d’une vie équilibrée, en prenant en compte les
éléments qui constituent la société dans un sens de complémentarité, sans
pencher sur un coté au détriment d’un autre. Considérer les choses dans un
contexte d’interrelation est l’un des caractères sur lesquels la vision de
l’homme et la femme est fondée en Islam. L’islam étant une religion complète et
indivisible trouve ainsi sa compatibilité au-delà du temps et des contrées.
Cependant, l’attitude de ses adversaires qui est de
prendre des sujets ou des principes islamiques et de les
« critiquer » séparément sans regarder l’ensemble des règles qui les
relie les uns aux autres, est une preuve de méconnaissance de cette religion,
mais aussi, une fois de plus, un motif qui leur permettra de tenter de la discréditer.
Bien au contraire, notre religion accorde à la femme le
rang le plus respecté. C’est pourquoi elle a légiféré plusieurs Lois relatives
à la vie féminine, le mariage, le travail, le comportement envers elle, le
divorce, en sommes toutes les pratiques garantissant à la musulmane
considération, respect, et valeur, voire même au dernier moment de son
existence sur terre, les enseignements islamiques lui réservent des
dispositions particulières concernant son lavage funèbre, son linceul et son
enterrement. «Quelle que soit sa situation, qu’elle soit épouse, fille, mère,
il a été ordonné à l’homme de bien se comporter avec elle. Faire le contraire
est donc une désobéissance et passible d’un châtiment divin. Le Prophète a en effet dit : “Le croyant qui a la foi la plus parfaite est celui qui a le meilleur
comportement. Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs
femmes “8 (…) l’Islam donna à la femme une
place sans équivalent dans aucune autre communauté. Il lui a ainsi reconnu des
capacités et des droits inconditionnels, dans toute gestion d’ordre civil,
économique ou personnelle. La femme jouit de la capacité et du droit d’hériter,
de donner, de léguer, de contracter une dette, d’acquérir, de passer un
contrat, d’attaquer en justice et d’administrer ses biens. Elle a aussi le
droit de choisir librement son mari, de se remarier, après avoir divorcé ou
être devenue veuve. Ce dernier droit n’a été reconnu à la femme occidentale que
bien tardivement.
Parmi ses droits sur l’homme, on peut citer par exemple
: le versement de sa dot lors de son mariage, subvenir à tous ses besoins et la
bonne cohabitation avec elle… comme il est mentionné dans le Verset suivant (Et cohabitez avec elles convenablement)An-Nisê’/ V. 19»9.
Quant à la question de l’héritage dont l’homme reçoit
la double part, celle-ci s’explique par le fait qu’il est astreint à des
obligations financières dont la femme est complètement dispensée, ce qui fait
qu’elle garde sa part toute entière, alors que les charges familiales
reviennent (religieusement) à l’homme seul.
Et envers sa mère, le musulman doit être encore plus
bienfaisant car elle est la cause de son existence, elle a porté son enfant
avec difficulté et douleur pendant neuf mois. La mère veille sur la bonne
croissance de ses enfants et se sacrifie entièrement pour eux. Une fois le
Prophète fut interrogé : « Ô
Messager d’Allâh ! Quelle est la personne qui serait plus digne de
recevoir ma bonne compagnie ?Il
lui répondit : « Ta mère » ;l’homme lui rajouta : « Puis qui ? » ;« Ta mère »,lui répondit encore ; puis il lui demanda
encore : « Puis qui ? »,« Ta
mère »,lui répondit
encore ; l’homme l’interrogea encore une fois
: « Puis qui ? »,« Ton père» lui répondit le Prophète »10.
Enfin, que l’on pratique toutes les idéologies du monde
hors des préceptes de l’Islam relatifs à la femme, ni elle ni l’homme ne
sauraient atteindre la paix intérieure et le bonheur. Notre Créateur -Béni et
Très Haut soit-Il-, Lui qui a créé l’homme et la femme a donné à chacun d’eux
des caractéristiques particulières. Sortir de l’ordre des choses qu’Allâh nous
a apprises par l’intermédiaire de notre Messager serait une acceptation de répandre le chaos,
de renverser les valeurs. Considérer la femme tel que le veut l’islam, donc
selon ce que Allâh a décrété, Lui le Législateur des Lois sages sera la
réalisation d’une société équilibrée et bienheureuse.
Puisse Allâh nous
accorder l’amour de cette religion, sa pratique et sa propagation, Âmîn !
Pureté
et Gloire à Toi, ô Allâh ! J’atteste qu’il n’y a point de d’adoré à part
Toi.
Je
Te demande pardon, et je me repens à Toi.
__________________
1. El Mar’a El Mouhtachima Wa Sihêm
El Hêqidîn, Sêlim El cAdjami, p. 8-9, éd., Maktabet Wa Tasdjîlêt El
Ghorabê’ El Athariyya, Alger, 2009.
2. Recueilli par Aboû Dâwoud,
At-Tirmidhî et d’autres.
3. Raçê’il Fî Abwêb Moutafarriqa,
Mohammed Ibn Ibrâhîm El Hamd, P. 231, éd., Dâr Ibn Kouzeyma, Riyadh, 2006.
4. Rapporté par Mouslim.
5. La femme, cette perle précieuse,
article rédigé par le site Aux sources de l’Islam, www.sourceislam.com
6. Kamêl Ad-Dîn El Islêmî, cAbd
Allâh Ibn Djâr Allâh, p. 95-96.
7. Même source que la référence 5.
8. Recueilli par Ahmed et
At-Tirmidhî.
9. Même source que la référence 5,
avec quelque adaptation.
10. Rapporté par El Boukhârî et
Mouslim.
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التعليقات (2)
... أرسلت بواسطة
nacereddine , يونيو 11, 2009
salut islamique a tous esperons que nous lision prochainement cher freres a MALEK IBN NABI wa adjroukoum inda rabbi
... أرسلت بواسطة
roun , مارس 23, 2010
السلام عليكم و رحمته و بركاته. الرجاء من الاخوة العاملين في مجال الدعوة ان يكثروا من المقالات الاسلامية المتعلقة بتعريف الاسلام و توضيح الجوانب الحضارية الرائعة لسيرة النبي صلى الله عليه وسلم و كدلك كتابة الاعجاز العلمي وثكثيف الكتابة المتعلقة با الدين الاسلامي بلغات الاجنبية مثل الاسبانيةو الفرنسية و الالمانية و الايطالية و العبرية وخاصة اللغة الانجليزية باعتبارها اللغة التي يقرا بها كثيرا في العالم ودلك من اجل التعريف با الاسلام و الدفاع عليه ولما لا اعتناقة من طرف اهل الملل الاخرى.
Abd El Hamid Ibn Badis
Un imam de guidée, de science et de
réforme« Louange à Allâh qui a fait qu’il y aient des
savants restants à chaque époque marquée par une interruption des Messagers.
Ces derniers appellent les égarés vers la guidée tout en endurant le mal qu’ils
leur causent. Avec le Livre [ ... ]
Louange
à Allâh qui a légiféré pour Ses
serviteurs le culte de la
sincérité (l’islam) afin de les délivrer des jougs de la
mécréance et de l’Association. Et que la Prière et le Salut
soient sur l’Imam des sincères, notre maître et guide Mohammed ,
sur sa noble et pieuse famille, ses compagnons ainsi que tous ceux [ ... ]
Nous louons Allâh Le Tout Puissant qui nous a guidés
à la religion de Vérité qu’Il a agréée pour tous Ses serviteurs. Il a dit*
dans Son Noble Livre﴾Et quiconque croit en Allâh, Il
guide son cœur. Allâh est Omniscient﴿At-Taghâboun (La Grande Perte), V. 11 ; et Il a dit également﴾Certes, la religion acceptée [ ... ]
Certes
la Louange est Allâh, Le Seigneur de l’Univers, L’Un, L’Unique, Le Seul, Le
Suprême Refuge qui n’a jamais engendré et qui n’a pas été engendré, non
plus ! Et
que la Prière et le Salut d’Allâh soient sur le dernier des Prophètes et des
Messagers, Mohammed qui a dit aux Ansârs1
lorsq [ ... ]
esperons que nous lision prochainement cher freres a MALEK IBN NABI wa adjroukoum inda rabbi