Louange à Allâh qui a envoyé son Messager avec la
guidée et
la Religion
de vérité, afin qu’Il la fasse élever au-dessus de toute autre religion, en
dépit de l’aversion des associateurs 1. Et que
la Prière et le Salut soient
sur le Prophète Elu, Mohammed, qui a dit : « Je
suis auprès d'Allâh, le dernier des Prophètes alors qu'Adam était encore étendu
sur la terre…»2. Toujours dans la thématique de ces mois sacrés qui
singularisent la communauté islamique,
nous lirons, chers lecteurs et
lectrices, sur un autre sujet particulièrement important tellement les
sagesses, les bienfaits et les leçons qu’il recouvre.
En effet, l’événement de
la Hidjra (l’hégire)
du Prophète , de
la Mecque à Yathrib3 (Médine), fut le
début de l’implantation de l’islam sur une terre,
qui désormais deviendra l’Etat
Musulman à partir duquel seront exécutées les plus grandes tâches de
prédication. Une prédication dont les fondements et les bases puisent à la
période mecquoise qui compta 13 années d’appel à l’unicité, au culte donné
uniquement à Allâh, au Tawhîd. Ainsi, l’action des compagnons, les Mouhâdjirîn
et les Ansâr, n’était pas simple, car ils eurent pour mission d’élargir,
sur toute la surface terrestre, l’espace de la nouvelle (dernière) religion,
l’Islam.
Cela dit, se sentant menacés dans leur règne, les
mécréants qouraychites engagèrent toutes les opérations capables de paralyser la
sortie du Prophète et de
ses compagnons à Médine. Tous les moyens furent bons, pillage, torture, emprisonnement,
meurtre, expatriation, voire les dirigeants de
la Mecque sont allés jusqu’à
demander au Négus d’Abyssinie l’extradition des compagnons qui s’y installèrent4.
En sommes, toutes les rudes épreuves que les despotes de toute époque font
subir aux faibles leur ont été infligées. «L’une des plus belles histoires est
celle de Souhayb ibn Sinân Ar-Rômî qui émigra après l’Envoyé d’Allâh. Au moment de sa préparation, les infidèles
de
la Mecque
lui dirent : “Au moment où tu venais chez nous, tu n’étais qu’un
méprisable bandit. Ensuite tu as eu beaucoup de biens et atteint ton niveau
actuel. Tiens! À présent tu veux partir avec tes biens! Cela tu ne le feras
jamais’’. Souhayb leur dit : “Me laisserez-vous partir si je
vous livre mes biens ?’’. Ils dirent “ Oui’’. Il
reprit “Je vous laisse mes biens’’. La nouvelle d’une telle
décision parvint au Prophète qui,
alors, dit : “ Souhayb a gagné, Souhayb
a gagné’’ »5.
Cependant, la plus diabolique manigance est celle
qui fut enclenchée contre la personne même du Messager , suite à la décision unanime de
l’achever prise par les têtes pensantes de
la Mecque. Les spécialistes
de la biographie prophétique, et les historiens rapportent que ce complot fut
fomenté par les membres de Dâr An-Nadwa6, assemblée où les
décideurs de Qouraych s’échangeaient les vues et discutaient des sujets
préoccupants. Le cheikh El Moubârakfoûrî relate les faits de cette assise en soulignant
les points suivants :
Dâr An-Nadwa, le
parlement des Qouraychites :
Le Jeudi 26 du mois de Safar de l’an 14 de
la Prophétie, c'est-à-dire,
environ deux mois et demi après la grande Bayca d’El cAqaba,
le parlement tint en début de journée, la plus importante instance de son
histoire. Toutes les tribus qouraychites envoyèrent leurs représentants à ce
rassemblement pour l’étude collective d’une stratégie décisive propre à la
suppression rapide et efficace du porte-drapeau de l’appel islamique et à
l’anéantissement de son Message, de manière définitive.
La décision unanime
de supprimer le Prophète :
Tous les parlementaires ont manifesté leur
volonté d’en finir avec l’Envoyé d’Allah , les uns ont proposé de le mettre en
quarantaine et de l’exiler et les autres de l’emprisonner ; cependant Abou
Djahl a lancé une proposition d’un autre ordre, il dit : « Je
propose qu’on choisisse dans chaque tribu un jeune homme vigoureux et noble,
ensuite, nous donnons à chaque jeune une épée tranchante. Alors, tous les
jeunes se dirigent vers lui, le frappant tous ensemble et le tuent. De la
sorte, il nous fatiguera plus. Ainsi, son sang aura été versé par toutes les
tribus. Banou cAbd Manâf 7 ne pourront pas affronter tout
le monde. Ils se contenterons de nous exiger une rançon qu’alors, nous
verserons ». Le parlement de
la
Mecque adopta à l’unanimité une telle lâche proposition.
Emigration du Prophète :
Dès que l’unique décision d’assassiner le Prophètefut prise,
Djibrîl descendit et vint informer celui-ci, par révélation de son Seigneur, du
complot des Qouraychites. Il l’informa aussi qu’Allâh lui ordonnait de sortir
et qu’il lui avait précisé le moment de son émigration en ces termes : « Cette nuit, ne dors pas dans ton lit comme
d’habitude ». Après avoir défini les étapes de l’émigration
avec Abou Bakr, le Prophète rentra
chez lui attendre la tombée de la nuit.
Encerclement de la
maison du Prophète :
L’heure de la réalisation du complot était
au-delà de minuit au moment où le Messager d’Allâh sortirait
de chez lui. Les malfaiteurs veillèrent dans l’attente de l’heure prévue. Cependant
Allâh déjoua leur complot, Lui qui détient le royaume des cieux et de la terre,
Lui qui fait ce qu’Il veut, qui protège et que rien, ni personne ne protège.
Il avait réalisé ce dont Il avait dit à Son Messager ((Et rappelle toi le moment où les mécréants
complotaient contre toi pour t’emprisonner, t’assassiner ou te bannir. Ils
complotèrent mais Allâh a fait échouer leur complot, et Allâh est meilleur en
stratagèmes))[El Anfêl/V.30].
Cette nuit là le Messager d’Allâh dit à cAli
Ibn Tâlib : « Dors dans mon lit! Ils ne te feront rien de
mal ». Ainsi cAli Ibn Abi Tâlib dormait dans
son lit, le remplaçant pour cette nuit-là. Le Prophète sortit,
traversa leurs rangs et prit une poignée de sable qu’il répandit sur leur tête
sans que personne ne l’ait vu. Allâh qu’Il soit Honoré et Glorifié leur avait
voilé les yeux. Il dit ((Nous mettrons une barrière devant eux et une barrière
derrière eux. Nous les recouvrirons d’un voile et voilà qu’ils ne pourront rien
voir)) [Yêsîn/V.09]. Les assiégeants se rendirent compte de leur
échec et furent frappés de déception8.
Ainsi, le Prophète , à la compagnie du véridique de cette Nation
Aboû Bakr ,
prit le chemin à Médine pour ainsi mettre fin à la l’étape mecquoise qui fut la
période la plus dure depuis l’avènement de
la Prophétie. Arrivé
àMédine, le Prophète fut
accueilli avec affabilité sans pareil, les Médinois le guettèrent de tout coin,
les enfants, les hommes, les femmes, tout le monde était parti à son rencontre.
«Et les gens de Médine sortirent tous afin de recevoir le bien aimé , les routes furent débordées ; d’au-dessus
des terrasses des maisons, les femmes, les enfants, les hommes, tous y paraissaient
en clamant : Allâh est plus Grand ! Le Messager d’Allâh est
venu ! Allâh est plus Grand ! Mohammed est venu ! Allâh est plus
Grand ! Le Messager d’Allâh est venu ! (…) Le bien aimé continua sa
marche parmi ces grandes foules, ces masses qui se sont regroupées en ce grand
jour historique duquel Anas Ibn Mâlik a dit“J’ai vu le jour où le Messager est rentré chez nous (à Médine) et le jour où
il est mort, je n’ai jamais vu deux jours pareils !’’ »9.
Depuis ce jour, la situation du Prophète et de
l’islam n’a cessé de s’améliorer grâce à ses compagnons avec lesquels Allâh l’a
fortement consolidé, jusqu’au jour où il retourna solennellement à
la Mecque afin de l’ouvrir (y
instaurer l’islam), alors qu’il fut, quelques années en arrière, sorti de force
et en cachette ! Son Seigneur -à Lui
la Puissance- lui a fait
soumettre tous les rebelles mecquois de jadis10, qui ont accepté
l’islam après presque dix années de combat et de batailles sans relâche. A
la fin, la foi triomphe toujours, elle l’emporte sur la mécréance. Un Décret
divin immanquable, même si l’islam se trouve parfois affaibli comme il l’est à
notre époque, mais il finira malgré tous les obstacles occasionnés à avoir le
dessus. Notre Seigneur -Exalté soit-Il- en a fait
la Promesse((Ils veulent éteindre de leurs bouches la lumière d’Allâh,
alors qu’Allâh parachèvera Sa lumière en dépit de l’aversion des mécréants)) [As-Saff/V.
8].
Par ailleurs, parmi les nombreux enseignements 11
que l’on peut tirer de la hidjra de notre Messager , dont j’attire l’attention du lecteur afin de
les comprendre, de les pratiquer et de les transmettre ensuite :
1. La nécessité de
réunir entre l’utilisation des causes et la confiance en Allâh : ceci se laisse voir
notamment du fait que le Prophète a
gardé avec lui cAlî Ibn Abî Tâlib et Aboû Bakr, car ceux-ci
n’ont pas émigré à Médine avec l’ensemble des Musulmans, cAlî a
dormi dans le lit du Prophète , tandis qu’Aboû Bakr l’a
accompagné dans son voyage.
2. La nécessité d’être
sincère et exempt des intérêts personnels : en effet, le Prophète n’était
pas sans renom, ce qu’il aurait (éventuellement) poussé à élever son statut
avec la prédication, il n’était pas non plus démuni et cupide, ce qui l’aurait
motivé à rechercher la richesse avec le prêche ; sans aucun doute, sa
vie au moment où l’on versait des amas d’or dans sa mosquée était bien la même que
celle des jours où il affrontait beaucoup de mal sur le sentier de la
prédication.
3. La ferme certitude
que la bonne issue sera pour les pieux : car, celui qui regarde
l’émigration (du Prophète) à ses débuts, pensera que le prêche
finira par disparaître. Mais, la hidjra, dans sa réalité, donne une
leçon claire que la bonne issue sera du coté de la crainte pieuse et des pieux.
Le Prophète apprend
à tout individu qui combat sur le sentier de la vérité de résister face aux propagandistes
du Faut, de ne pas fléchir devant le fait de les repousser et de corriger leurs
travers, ne doit pas s’effrayer lorsqu’il voit que [les chances sont de leur
coté] et que leur puissance accroît, ce que fait qu’ils attaquent avec leurs
hommes etarsenaux, certes, il se peut
que le Faux ait un tour (supériorité), que ses partisans aient de la force, cependant
la bonne issue n’est certes réservée que pour ceux qui patientent tout en étant
réformateurs.
4. La sauvegarde
d’Allâh sera accordée à celui qui sauvegarde ses commandements : cette valeur est tirée
de l’état du Prophète lorsque les chefs de Qouraych ont conspiré
contre lui pour l’emprisonner, le tuer, ou l’expatrier, mais Allâh -à Lui
la Pureté- l’a sauvé après
qu’il ait versé du sable sur leurs visages (têtes) et est sorti parmi eux sain
et sauf. Il s’agit là d’un usage (divin) inévitable, car celui qui préserve
les commandements d’Allâh, Allâh le préservera certes ; et la meilleure
chose dont l’homme sera protégé est sa religion, une protection qui englobe
celle du corps. Ce n’est pas obligé que l’homme soit complètement épargné
(de toute nuisance), qu’aucun mal ne le touche, étant donné que cela peut lui
arriver afin que ses degrés soient élevés, que ses fautes soient expiées ;
mais la chose la plus importante est la préservation de sa religion et sa
prédication.
5. Le succès est
conditionné par la patience : car, il était facile pour Allâh -à Lui
la Puissance- de détourner
entièrement le mal du Prophète , mais c’en est la pratique de l’épreuve
qui devait atteindre le plus honorable Prophète , afin que son endurance soit bien ressortie
et que sa rétribution auprès d’Allâh soient plus grande ; et que les
prédicateurs de la réforme sachent comment devraient-ils affronter les grandes
difficultés, et endurer les préjudices qu’ils rencontrent, qu’ils soient petits
ou grands.
6. Le recours à la
longanimité et à la bienfaisance en contrepartie de la nuisance : en effet, le Prophète lui
arrivait beaucoup de mal de la part des tyrans et des scélérats de
la Mecque avant l’émigration, mais
il pardonnait à chaque fois, et le jour où il y retourna vainquant, pour
l’ouvrir (à l’islam), il a encore excusé et pardonné à ceux qui lui causaient
du tort.
7. L’expansion et la
force de l’islam :cela fait
partie des bienfaits de la hidjra, car, à
la Mecque, l’islam fut submergé
par le Faux, les partisans de la vérité, eux aussi, furent dans une énorme tentation ;
puis l’émigration a eu lieu, elle a élevé la voix de la vérité au dessus du
bruit du Faux, elle a délivré les adeptes du Vrai de cette épreuve injuste, et
leur a fait hériter une vie précieuse et un statut honorable.
Plusieurs autres points pourraient être
mentionnés, toutefois ceux que nous avons déjà soulignés renseignent sur
l’apport de l’émigration du Prophète , les merveilleuses choses que celle-ci a
permis à l’Islam d’atteindre ; un Islam que les Musulmans (partout où
qu’ils soient sur cette terre terrassée par toutes sortes de supplices) doivent
remettre en valeur, le débarrasser des fausses pratiques, des préceptes
fallacieux qu’ils lui ont été collés de toute part, revenir à la source, claire
et limpide11, est l’œuvre des gens de bon sens, lâcher et délaisser
tout ce qui ne tient d’aucune relation aux enseignements de nos pieux
prédécesseurs (As-salaf As-Sâlih) en matière de croyance,
de comportement, d’interrelations, et de caractères, voici le chemin à suivre, une
voie dans toute sa rectitude !
Ô
Allâh ! Montre-nous la vérité en tant que telle et accorde-nous son suivi
Et
montre-nous le Faux en tant que tel et accorde-nous son délaissement
ÂMÎN !
Et qu’Allâh
Prie et salue sur notre Prophète Mohammed
……………………………………………………
1Nous
pouvons lire ce passage au Verset 9 de
la Sourate As-Saff.
2Le Messagera
dit «Je suis auprès d'Allâh, le dernier des Prophètes alors qu'Adam était
encore étendu sur la terre ; et je vais vous inforSmer comment se
déroulèrent les prémicesde ma
Prophétie : je suis le résultat de l'invocation de mon père Abraham, je
suis également l'annonce de Jésus et la vision de ma mère (le jour où je suis
né, lorsqu'elle vit une lumière éclairant les palais de la grande Syrie (le
Chêm) ». Rapporté par Ahmed, Ibn Hibbên et El Hêkim, et
authentifié par El Albênî dans Michkêt El Masâbîh. Consulter l'épître :le Prophète Mohammed dans
la Thora et l'Evangile,
traduction de notre frère Abu Hamza Al-Germâny, éd. Dar El Watan, Riyad.
3Yathrib
est l’ancien nom de Médine, celle-ci a pris, depuis la hidjra, le nom d’El
Madînatou-R-rasoûl(la ville du Prophète), El Madîna, en abrégé.
4ConsulterAs-Sîra An-Nabawiyya d’Ibn Hichêm.
5Ar-Rahîq
El Makhtoûm
(le Nectar Cacheté), d’El Moubârakfoûrî, version française traduite par notre
frère Boussad Bouamra, éd. Zeino, Paris.
6Lire
à ce sujet As-Sîra An-Nabawiyya d’Ibn Hichêm, Zêd El Macêd
d’Ibn El Qayyim, et Ar-Rahîq El Makhtoûm, d’El Moubârakfoûrî.
7BanoucAbd Manâfest
la tribu de laquelle est issu le Prophète.
8Ar-Rahîq
El Makhtoûm,
d’El Moubârakfoûrî, version française, PP. 42-43, avec quelques adaptations.
9Hâdha-l-Habîb
Mohammed yê Mouhibb, Ch. Aboû Bakr Djêbir El
Djazê’irî, PP. 111-112, Dâr El Ghad El Djadîd, Egypte.
10ConsulterTaysîr El Karîm Ar-Rahmên, Exégèse de Ch. As-Sacdî, au Verset
30 de
la Sourate El
Anfêl.
11Voir Min
Douroûs El Hidjra An-Nabawiyya, dépilant écrit par Mohammed Ibrâhîm El Hamd,
éd. Dâr El Watan, n° 167, Riyad.
12Le Prophète a dit : « Je vous ai laissés sur
une voie claire de nuit comme de jour, ne s’en égare qu’une personne voué à la
perdition ». Rapporté par Ahmed et Ibn Mêdja. Pour d’amples détails, lire l’épîtreLe suivi des pieux prédécesseurs, une voie qui mène au Salut et à la vraie
réforme, Ch. Abd El Ghani Aoussat, traduite par l’auteur de cet article,
éd. Dâr Imam Malik, 2008, une version de celle-ci est également disponible en
ligne à l’adresse :http://www.islamhouse.com/p/144583
Abd El Hamid Ibn Badis
Un imam de guidée, de science et de
réforme« Louange à Allâh qui a fait qu’il y aient des
savants restants à chaque époque marquée par une interruption des Messagers.
Ces derniers appellent les égarés vers la guidée tout en endurant le mal qu’ils
leur causent. Avec le Livre [ ... ]
Louange
à Allâh qui a légiféré pour Ses
serviteurs le culte de la
sincérité (l’islam) afin de les délivrer des jougs de la
mécréance et de l’Association. Et que la Prière et le Salut
soient sur l’Imam des sincères, notre maître et guide Mohammed ,
sur sa noble et pieuse famille, ses compagnons ainsi que tous ceux [ ... ]
Nous louons Allâh Le Tout Puissant qui nous a guidés
à la religion de Vérité qu’Il a agréée pour tous Ses serviteurs. Il a dit*
dans Son Noble Livre﴾Et quiconque croit en Allâh, Il
guide son cœur. Allâh est Omniscient﴿At-Taghâboun (La Grande Perte), V. 11 ; et Il a dit également﴾Certes, la religion acceptée [ ... ]
Certes
la Louange est Allâh, Le Seigneur de l’Univers, L’Un, L’Unique, Le Seul, Le
Suprême Refuge qui n’a jamais engendré et qui n’a pas été engendré, non
plus ! Et
que la Prière et le Salut d’Allâh soient sur le dernier des Prophètes et des
Messagers, Mohammed qui a dit aux Ansârs1
lorsq [ ... ]